Ecotoxicologue

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introduction :

L’écotoxicologue (écologue + toxicologue) étudie les effets nocifs des produits chimiques et des polluants sur l’environnement (l’eau, l’air, le sol et les aliments) et la santé. Il propose des moyens pour les mesurer, les contrôler et les supprimer.

Description métier :

L’écotoxicologue recherche la présence de produits chimiques et de toxines et analyse la façon dont ils se dispersent dans l’environnement. Il recueille et identifie les produits chimiques dangereux, puis détermine leurs concentrations et les conditions dans lesquelles ils peuvent être dangereux pour les écosystèmes (terrestres, aériens, aquatiques) et les populations animales.

Il est donc amené à manipuler des produits chimiques et toxiques qui demandent le strict respect de consignes de sécurité et un parfait maniement du matériel de protection individuelle.

L’écotoxicologue conçoit des études environnementales et participe à leur réalisation, en collaboration avec des équipes d’experts (chimistes, biologistes, chimistes). Il prépare les dossiers d’homologation, d’autorisation de mise sur le marché.  Il informe aussi sur les mesures à prendre en cas d’exposition à des produits toxiques, et fournit des conseils sur les politiques et les programmes de gestion des produits toxiques.

L’environnement de travail de l’écotoxicologue peut comporter des nuisances (bruit, poussière, odeurs…) et se fait dans des conditions climatiques variables (température, humidité, intempéries…).

Les horaires de travail sont plutôt réguliers (sauf en cas d’alerte), mais l’activité peut comporter des déplacements et des astreintes.

Ce métier demande bien sûr des compétences techniques et scientifiques pointues, mais aussi d’excellentes dispositions pour communiquer et convaincre.

Un écotoxicologue peut travailler pour les pouvoirs publics (services du ministère chargé de l’environnement) mais aussi pour les instituts et organismes de recherche publics et parapublics (Cemagref, Anses, Onema, CNRS, Inra, les agences de l’eau, l’Ineris), les laboratoires et les sociétés d’expert-conseil en environnement, les entreprises industrielles (chimie, pharmacie, phytosanitaire, cosmétique, pétrole).

Études / Formation :

Pour devenir écotoxicologue, un niveau bac +5 minimum est requis après un bac scientifique :

– masters en toxicologie avec une spécialisation en écotoxicologie, en biologie, en biochimie, en biotoxicologie environnementale et industrielle ou en chimie de l’environnement, en hygiène sécurité environnement :

  • toxicologie et sécurité en santé et environnement – TSSE (Paris 7, Paris Est Créteil Val de Marne, Paris 11, Politech Nice Sophia, Angers)
  • toxicologie humaine, évaluation des risques, vigilances – THERV (Paris 7)
  • toxicologie et écotoxicologie (Paris 5, Paris 7, Lyon 3)
  • méthodes de recherche en environnement santé, toxicologie, ecotoxicologie – MRESTE (Grenoble)
  • toxicologie et environnement professionnel (Lille 2)
  • analyse du risque toxicologique pour le consommateur (Brest)
  • écotoxicologie et chimie de l’environnement (Bordeaux 2)
  •  toxicologie de l’environnement (Le Mans)
  • biologie intégrative et écotoxicologie (Toulouse 3)
  • environnement, écotoxicologie, écosystèmes -3 E (Metz)

Coordonnées des universités sur le site du ministère de l’Enseignement supérieur.

– doctorat en écotoxicologie, chimie organique, agronomie, chimie de l’environnement, environnement

– diplôme d’ingénieur :

  • Écoles d’ingénieurs de chimie, Cefipa Nanterre, Chimie ParisTech, CPE Lyon, ENSCPB Bordeaux, ENSCM Montpellier, Ensic Nancy, Oniris Nantes…
  • Écoles d’ingénieurs en biologie, EBI Cergy, ENSTBB Bordeaux, ESBS Strasbourg, Esiab Brest, ISBS Créteil…

À noter : le diplôme d’État de docteur en pharmacie (6 ans d’études) conduit également au métier.

Évolutions :

Un écotoxicologue peut prendre la responsabilité d’un laboratoire et d’une équipe.

Il peut aussi devenir responsable sécurité environnement chargé de la mise en place de programmes, à grande échelle, de lutte contre des produits dangereux (amiante, plomb…), chef d’unité écotoxicologie, consultant en écotoxicologie pour l’industrie.

Salaires

Entre 1 900 € et 2 200 € net par mois pour un écotoxicologue en début de carrière.

Pour ce poste de haut niveau à la frontière entre la recherche et l’industrie, les salaires sont variables selon que l’employeur est privé ou public.

La formation est centrée sur la toxicologie du médicament, la toxicologie réglementaire et la pharmacovigilance. Elle offre un enseignement mutualisé, complet et visible dans le domaine de la toxicologie et des vigilances.

Le but de cette formation est l’acquisition des bases de la toxicologie, la compréhension des mécanismes de toxicité associés à des expositions aux médicaments, l’apprentissage des approches méthodologiques. L’accent est mis sur l’acquisition de solides connaissances scientifiques sur les mécanismes cellulaires et moléculaires d’action des toxiques, les modalités d’exposition selon les environnements considérés, la compréhension des préoccupations actuelles en matière de toxicologie et de sécurité, la conception et la mise en œuvre de projets de recherche et développement dans le cadre de l’évaluation des risques ainsi que l’acquisition  de compétences pour  réaliser une analyse critique de résultats scientifiques.

Une originalité de ce parcours est de proposer une approche complémentaire via la compréhension de la vigilance (pharmaco-, toxico, -cosmétovigilance).

Les deux finalités Recherche et Professionnelle permettent une insertion dans le  milieu professionnel ou une formation à la recherche.

Cette formation est co-accréditée avec les Universités Paris Descartes et Paris Diderot.

La parcours de M2 MRESTE offre une approche multidisciplinaire pour aller des sciences fondamentales aux pathologies, ou de l’émergence de pathologies à l’identification des facteurs de risques. Ce master s’adosse ainsi sur de nombreuses équipes de recherche grenobloises, que ce soit dans le domaine des Sciences de la Vie et de la Santé (CHU, TIMC, CEA, INSERM, LECA) ou de l’environnement (LGGE, LCME) mais aussi sur des équipes lyonnaises (VetagroSup, IRSTEA, ENTPE).

Alors qu’il existe de nombreux chercheurs et experts au niveau de l’étude des milieux (eau, air, sol), la France manque de spécialistes en Toxicologie Humaine et Ecotoxicologie alors que de plus en plus d’interrogations sociétales se posent quant aux relations potentielles entre les modifications de l’environnement et l’émergence de maladies ou de perturbations des écosystèmes. Ce déficit existe d’autant plus que la mise en place de la réglementation européenne REACH impose aux fabricants de produits chimiques d’évaluer la toxicité et les risques sanitaires des substances mises sur le marché. De plus, sont apparues des directives de plus en plus nombreuses en lien avec les recommandations des Plans Nationaux Santé Environnement et des Plans Santé Travail, qui ont fait suite au Grenelle de l’Environnement.

Les compétences sur les risques (pour les végétaux, les animaux et les humains) mais aussi la connaissance des méthodes d’évaluation de ces risques (études in vitro, expérimentations animales, modélisation et changement d’échelles, épidémiologie) sont des atouts importants pour pouvoir répondre à ces enjeux majeurs de société. Elles permettront à nos étudiants d’occuper les postes de chercheurs, chargés d’étude ou d’experts qui sont de plus en plus demandés dans les établissements publics, les organismes internationaux, les agences sanitaires et institutions de santé publique, les entreprises et les bureaux d’études.

L’objectif de ce master est d’assurer une formation pluridisciplinaire en Santé-Environnement afin de former des chercheurs ou chargés d’étude et de développement en entreprises spécialisés dans l’étude de l’impact sanitaire des nuisances environnementales.

La spécialité Ecotoxicologie et Chimie de l’Environnement du Master Sciences, Technologies, Santé, mention Chimie vise à former des étudiants en écotoxicologie et en évaluation du risque environnemental et sanitaire des substances chimiques, aussi bien dans le domaine de la recherche fondamentale que dans le domaine professionnel.

  • Gère, analyse et résout les problèmes liés à la protection de la nature, à l’environnement et à l’amélioration du cadre de vie (élimination et recyclage des déchets, qualité de l’air et de l’eau, contrôle des nuisances et du bruit …). Suivant le domaine d’application, assure une fonction préventive, corrective, de recherche ou de sensibilisation. Peut être chargé de la mise au point de technologies « propres », de la conception des installations de sites de stockage, de la maintenance d’installations ou encore de la gestion administrative et financière d’une structure.
  • Conçoit et conduit des projets de recherche fondamentale sur des phénomènes naturels et concernant l’acquisition de connaissances abstraites ou spéculatives. Réalise des schémas représentatifs et vérifie des hypothèses par des expérimentations appropriées. Elabore et organise les interprétations théoriques des expériences et des analyses. Peut effectuer des travaux prospectifs sur des phénomènes naturels. Rend compte de ses travaux et de ses découvertes par divers moyens de diffusion (publications, conférences, …)
  • Assure dans sa discipline un service d’enseignement et de recherche. Transmet des connaissances dans le cadre d’un programme d’enseignement dont il assure la préparation. Oriente les étudiants, les conseille et les encadre dans leur travail. Une part importante de son activité est consacrée aux travaux de recherche et de publication ainsi qu’au développement de la recherche fondamentale et appliquée. Contribue à la coopération entre recherche universitaire et recherche industrielle. Participe à la création et à la diffusion du savoir, répondant aux objectifs et missions de l’enseignement supérieur. Participe fréquemment à des jurys d’examens et de concours. Peut assurer la direction d’une unité de formation et de recherche (UFR).
  • Participe à la surveillance des rejets solides, liquides ou gazeux des unités de production et des sites industriels, en collaboration avec les services analytiques et de l’instrumentation. Procède à la mise oeuvre et assure la maintenance des détecteurs et analyseurs de pollution, situés directement en place sur les unités, à leur périphérie, ou à la périphérie des sites industriels. Procède au diagnostic qualitatif et quantitatif des pollutions accidentelles et des rejets réguliers. Assure un rôle prépondérant vis-à-vis de la sécurité et de l’environnement du site industriel tel que le plan d’opération interne (POI) ou le plan particulier d’intervention (PPI).
  • Concourt à la mesure de la pollution par l’observation de l’un ou l’autre des éléments naturels (air, eau, terre) et contribue à l’élimination ou au traitement des substances polluantes (taux hors normes de composants toxiques, , déchets ménagers et industriels, radiations …) par des procédés biologiques, chimiques, physiques, mécaniques … Détecte sensoriellement ou à l’aide d’instruments de mesure, ces substances qui peuvent apparaître de manière variable et aléatoire. Assure les opérations de destruction de ces substances, sur site ou à distance, par l’utilisation d’outils ou d’instruments, par la conduite d’appareils ou d’installations, ou les rend conformes à leur norme, ou en autorise le stockage.

Niveau de formation

Bac + 5

Type de formation

Diplôme certifié d’Ecotoxicologe

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